11 février 2015 ~ 0 Commentaire

Allocution de Paul-Lucien CAUVIN lors du 40e anniversaire de la FAVO

LPC

Lucien-Paul CAUVIN. Anniversaire de la FAVO, 17 janvier 2015. © MK.

  

Mesdames, Messieurs, chers Amis,

Les célébrations des 40es anniversaires se succèdent et se ressemblent. Après ceux de Sermaise Environnement et de Essonne Nature Environnement (ENE), voici venu celui de la FAVO et l’insigne honneur qui me revient de m’adresser à vous en cette circonstance.

Je vous éviterai l’ennuyeuse litanie des « faits d’armes » de notre Fédération et des multiples chantiers dans lesquels elle s’est impliquée.

Lors de la préparation de ce bref propos, j’ai exploré, afin de m’en imprégner, la liste non exhaustive de tous ces engagements. Je me dois de vous dire que, bien que j’en aie été partiellement un des acteurs, j’ai été impressionné par son importance.

En effet, au travers des associations qu’elle fédère la Fédération des associations de protection de l’environnement de la haute vallée de l’Orge (FAVO) est, et a été, de toutes les actions des associations qui la constituent, comme de celles d’ailleurs de ENE, de Ile-de-France Environnement, voire de France Nature Environnement. Elle a accompagné, assisté, conseillé les associations communales adhérentes pour s’opposer aux projets les plus criants d’atteinte à la protection de l’environnement et de la nature, pour tenter de réduire ou de limiter les nuisances et pollutions, pour proposer des solutions alternatives à ce grand défi auquel la Planète entière doit faire face eu égard à ce que génère l’activité humaine à sa surface.

Ces engagements sont avant tout à porter au crédit des bénévoles associatifs qui, tout au long de ces quarante années, ont mené avec pugnacité et détermination les actions responsables que leur imposait leur conscience citoyenne.

Mon propos prend, en raison des tragiques événements que nous venons de traverser (1), une signification toute particulière. S’agissant de la citoyenneté républicaine et de la liberté absolue de conscience dont elle est le corollaire, sans m’écarter du sujet qui nous occupe, je me dois de vous dire que, ce que beaucoup d’entre nous semblent découvrir aujourd’hui, n’est pas une révélation pour les courageux citoyens engagés dans nos associations de défense de l’environnement.

Prenant sur leurs loisirs, leur vie de famille, souvent décriés, moqués, vilipendés, pointés du doigt comme des baba-cools passéistes, de dangereux fondamentalistes, catalogués sous le vocable méprisant d’écolos : l’insulte suprême bêlée à l’envi par le troupeau sagement rangé derrière les bergers de la bien-pensance.

Mes pensées ne peuvent en priorité qu’être orientées en direction de tous ces militants passés et présents, assimilés le plus souvent à des hérétiques, et comme tels menacés de mort parfois, assignés en correctionnelle, voire traînés sur les bancs d’infamie comme de vulgaires délinquants.

C’est à tous ces valeureux et généreux bénévoles, désintéressés, altruistes dans l’âme, que j’entends dédier prioritairement aujourd’hui ma brève allocution pour saluer leur courage malgré les quolibets dont ils ont pu souffrir, pour leur témoigner notre reconnaissance et leur rendre l’hommage qu’ils méritent.

J’ai été tenté de les nommer individuellement devant vous aujourd’hui. Et réflexion faite, j’ai choisi de ne point le faire car il m’a semblé que ce serait faire injure à l’humilité et à la modestie dont ils ont fait preuve avec tant d’abnégation.

Au moment où je vous parle défile devant mes yeux l’image de ces femmes et de ces hommes que j’ai eu le privilège de croiser dans ces activités de protection de la nature et de l’environnement, de les côtoyer épisodiquement et d‘apprécier leur sens du bien commun au service duquel ils se sont tenus dans la dignité.

L’exemplarité de leur conduite m’inspire beaucoup de respect et demeure pour moi à jamais un modèle et un précieux vade-mecum dont je ne saurais me départir tant que j’aurai un souffle de vie.

Pardonnez la longueur de mon propos qui est bien loin de la brièveté que je lui assignais en l’entamant.

Pour conclure, je vous saurais gré, et vous en remercie vivement par avance, de bien vouloir avoir de chaleureuses pensées pour mes vaillants et dévoués compagnons, dont certains d’entre eux ont pris la liberté de regagner l’éternité et qui ont bravement, leur vie durant, servis et défendus des causes qu’ils estimaient justes.

Le 17 janvier 2015. Lucien-Paul CAUVIN, Président honoraire de la FAVO

 

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